planification énergétique

L’ALEC du Pays de Saint-Brieuc est membre de FLAME, la fédération nationale des Agences Locales de l’Energie et du Climat. La fédération a notamment but de représenter officiellement le réseau français des ALEC auprès des instances nationales et internationales. C’est à ce titre qu’une délégation, composée de Pierre VERRI (président de l’ALEC de la métropole grenobloise, secrétaire de FLAME), Sophie LABROUSSE (directrice de l’ALEC Ouest Essonne et membre du Conseil consultatif des directeurs de FLAME) et Olivia de MALEVILLE ( coordinatrice de FLAME), a participé au Deuxième Sommet Climate Chance des acteurs non étatiques pour le climat tenu du 11 au 13 septembre à Agadir, dans la région de Souss-Massa au Maroc, afin de faire valoir l’expertise et la singularité du modèle ALEC comme outil de gouvernance locale de l’énergie.

FLAME a été associée aux travaux de plusieurs coalitions thématiques (Bâtiment durable, Energies et territoire, Gouvernance multi-niveaux et multiacteurs) et a rejoint le comité d’orientation de l’association Climate Chance. Un Pavillon France était organisé par le Club France Développement Durable dont FLAME est membre.

Après une première édition à Nantes en 2016, ce deuxième Sommet organisé sous la houlette du sénateur Ronan DANTEC (Loire-Atlantique) a notamment été marqué par la mobilisation des acteurs africains avec plus de 5000 inscrits autour de l’Agenda des solutions et la question du passage à l’action pour mettre en œuvre l’Accord de Paris.

Plus d’information :

Le 9 juin dernier, à l’invitation de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat et du réseau Taranis, un ambassadeur de l’association négaWatt est venu présenter le tout dernier scénario conçu par les experts négaWatt. La conférence était organisée en partenariat avec Saint-Brieuc Armor Agglomération et avec Lamballe Terre & Mer, les deux intercommunalités étant labellisées « Territoire à Energie Positive » et porteuses d’un projet de Plan Climat Air Energie .

Le scénario négaWatt, établi à l’échelle nationale, présente la trajectoire à suivre d’ici à 2050 pour diviser par deux les consommations d’énergie, couvrir 100% des besoins énergétiques résiduels avec des énergies renouvelables, et ainsi diviser par 7 les émissions de gaz à effet de serre.

Il s’articule avec un autre exercice prospectif, baptisé Afterres 2050, et qui traite lui de l’évolution de l’assiette alimentaire et des pratiques culturales. Afterres démontre comment on peut garantir la sécurité alimentaire, tout en permettant le développement des matériaux biosourcés (pour le bâtiment et pour l’industrie) et des bioénergies.

Au final, en tenant compte des puits de carbone constitués par les terres et les forêts françaises, la mise en œuvre du scénario négaWatt permet d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : les émissions annuelles résiduelles sont intégralement compensées par le stockage de carbone.

La présentation démontre d’abord que la transition énergétique n’est plus une lubie, mais une réalité déjà bien engagée : les consommations d’énergie ont commencé à baisser en France ; les émissions mondiales de gaz à effet de serre se stabilisent ; et les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé les investissements dans les autres formes d’énergie ; les exercices de transition énergétique et de planification 100% renouvelable se multiplient partout dans le monde, à toutes les échelles, et démontrent de manière de plus en plus robuste et crédible qu’un monde 100% renouvelable est réaliste.

Il s’agit donc maintenant d’accélérer pour être au rendez-vous des grands objectifs climatiques.

Pour y arriver, une véritable synergie est nécessaire entre tous les acteurs, et à tous les niveaux :

  •  l’Etat et l’Europe, qui fixent un cadre (fiscal et économique notamment) et peuvent instaurer un certain nombre de règlementations et d’incitations décisives
  • les citoyens, habitants et consommateurs, qui par leurs choix (habitat, alimentation, consommation, déplacements…) sont liés à une part importante du bilan énergétique et climatique national
  • les entreprises, qui peuvent mettre en œuvre la réhabilitation thermique performante des bâtiments, développer les énergies renouvelables ou éco-convevoir des produits de consommation courante…
  • les collectivités locales et les territoires, animateurs locaux de la transition énergétique, qui peuvent initier, promouvoir et accompagner ces dynamiques

Les bénéfices collatéraux sont nombreux, que ce soit en termes de qualité de l’air, de précarité énergétique, de sécurité d’approvisionnement ou de création d’emplois.

Les débats ont traité notamment du développement des transports fonctionnant au gaz naturel issu de sources renouvelables, de l’enjeu majeur de la réduction des consommations énergétiques notamment dans les bâtiments et donc du développement des Plateformes de la rénovation de l’habitat, des modifications de comportement sur l’alimentation, du risque pesant sur agriculture dans le contexte de développement important des méthanisateurs, de l’avenir du stockage d’énergie sous forme d’hydrogène, du coût de l’énergie au niveau macro économique et micro économique…

Si vous n’avez pu vous rendre à cet événement, vous pouvez retrouver les éléments du scénario sur :

Un autre site de l’association négaWatt décrypte toutes les idées reçues et apporte plusieurs précisions techniques sur certains points de la transition énergétique : decrypterlenergie.org

Janvier 2017 – Obligation de mises à disposition publiques sur les consommations d’énergie
Depuis le début des années 2010, les collectivités doivent réaliser un nombre croissant de schémas et d’exercices de planification (Schémas de Cohérence Territoriale, Plans Climat Energie…). Pour élaborer ces documents et en évaluer l’impact au fil du temps, les besoins en données n’ont cessé de se faire de plus en plus pressants.

De nombreuses négociations ont eu lieu à toutes les échelles territoriales afin de lever petit à petit les blocages, liés notamment au secret statistique et au secret commercial.

Dernière évolution en date, la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte de 2015 a inscrit dans son article 179 la mise à disposition par les opérateurs des données locales de l’énergie. Sa mise en œuvre est précisée dans un Décret et un Arrêté datés du 18 juillet 2016.
Les données locales sont fournies au niveau national par le Service Observation et Statistiques (SOeS) du Ministère en charge de l’Energie, et sur les sites internet des opérateurs énergétiques.

Les données sont mises à disposition par :

On peut ainsi accéder – plus ou moins directement et plus ou moins facilement – à des données tout-à-fait intéressantes comme par exemple la consommation d’électricité et de gaz par secteur d’activité (résidentiel, tertiaire, industrie, agriculture) et par quartier IRIS.

Plus d’information :

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question relative à l’analyse et l’interprétation de ces données.

 

L’ALEC organisait, ce mercredi 3 mai 2017, une journée technique sur la valorisation locale des Combustibles Solides de Récupération (CSR), en partenariat avec Kerval.

Les CSR sont les co-produits d’un nouvel outil industriel de tri des déchets, baptisé Géneris, qui sera inauguré prochainement sur le site des Chatelets à Ploufragan. Cet outil permettra notamment de trier les déchets issus des encombrants collectés dans les déchetteries, qui étaient jusqu’à présent transportés pour être stockés dans des centres d’enfouissement. Les matériaux recyclables (plastiques, métaux…) pourront être extraits et orientés dans des filières de valorisation matière. Les produits non-recyclables et non-dangereux (bois de classe B, plastiques non recyclables) seront triés, criblés et broyés pour devenir des Combustibles Solides de Récupération (CSR), dont le statut a été défini récemment dans le cadre de la loi de Transition Energétique.

Les CSR peuvent être valorisés sous plusieurs formes : en tant que combustibles, ils peuvent alimenter directement des chaufferies industrielles de grosse puissance, équipées de systèmes de traitement de fumée adaptés. Des réseaux de chaleur urbains ou industriels peuvent alors alimenter plusieurs sites, plusieurs bâtiments, pour distribuer la chaleur produite.

Autre possibilité, qui fait actuellement l’objet de plusieurs expérimentations et innovations : des modules de « gazéification » permettront de transformer ces combustibles solides en un gaz (dit « syngaz »), qui peut lui-même alimenter une chaudière ou un moteur de cogénération.

70 participants, techniciens, industriels, chargés du développement économique du territoire étaient réunis pour cette journée qui visait à présenter et débattre autour de ces différentes formes de valorisation, et à voir dans quelle mesure le territoire pourrait s’organiser pour valoriser localement les CSR qui seront produits par Kerval. Thomas Laporte, Directeur de l’ALEC, a animé la matinée tandis que Myriam Guezennec, chargée de mission, avait préparé un atelier collaboratif pour l’après-midi sur le thème de la planification énergétique.

Vous pouvez télécharger tous les supports présenter lors de la journée et le compte-rendu et conclusion de l’atelier :

01-Contexte KERVAL – Nouvelle Unité de préparation CSR

02-Contexte réglementaire et opportunités filière CSR – ADEME – 2017

03-RAPPEL notion Puissance ou Energie – ALEC

04-Les techniques de valorisation du CSR – MAITREA

05-Identification des besoins énergétiques locaux – ALEC

06-Valorisation du CSR – Etude de cas – MAITREA

07-Presentation Pyrogazéification – Club Pyro

08-Positionnement environnemental et acceptation sociale – Côtes d’Armor Nature Environnement

09- Gazéification et injection réseau – GRTgaz

10-Compte-rendu et conclusion de l’ atelier

 

Le réseau TARANIS, propose 2 formations !

  • Le développement éolien le 5 avril à Morlaix
    Formation généraliste sur le développement éolien, le cadre réglementaire, le contenu des études et les enjeux qui se jouent à chaque étape…
    Elle s’adresse à ceux qui démarrent un projet, ceux qui sont en cours et qui souhaitent des rappels ou élargir le nombre de personnes formées, ou encore ceux qui souhaitent entrer dans un projet en cours avec un développeur privé.

Programme journée Développement éolien Morlaix_5 avril 2017

animation : Site à Watt développement/Taranis
inscriptions  : jusqu’au 28 mars dans la limite des places disponibles

  • Les aspects juridiques des projets citoyens le 17 mai à Rennes
    En suivant une logique chronologique de projet, nous examinerons, à partir des typologies de projets, comment choisir une structure juridique adaptée, puis nous verrons les règles et modes de fonctionnement possibles des sociétés de projets.
    Cette formation s’adresse à tous et doit permettre de
  1. comprendre et anticiper le fonctionnement d’une société, se poser les bonnes questions avant la rédaction de statuts pour une société en cours de création.
  2. bien comprendre les règles de fonctionnement pour faire vivre sa société, notamment sur les aspects gouvernance, actionnariat, nouveaux projets…

animation : Énergie Partagée/Taranis

Inscription : jusqu’au 9 mai

Ces formations sont gratuites pour les adhérents du réseau.