planification énergétique

Saint-Brieuc Armor Agglomération organisait, mardi 5 décembre dernier, une réunion d’information et de concertation avec la population dans le cadre de l’élaboration de son Plan Climat Air Energie Territorial. Derrière cet acronyme se cache la future stratégie du territoire pour réduire les consommations énergétiques, développer les énergies renouvelables, réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la qualité de l’air et s’adapter aux effets du changement climatique…

En un mot, une démarche de planification essentielle pour savoir comment notre territoire pourrait, à terme, devenir 100% renouvelable et neutre en carbone. Comment généraliser la sobriété énergétique ? Quels leviers pour accélérer la rénovation des bâtiments ? Quelles énergies renouvelables faut-il développer ? Comment mobiliser et articuler les actions citoyennes, les acteurs privés et les politiques publiques ?…

De nombreux partenaires sont mobilisés autour du PCAET et les habitants sont également invités à contribuer. Un questionnaire a été mis en place, n’hésitez pas à y répondre :

http://www.saintbrieuc-armor-agglo.fr/detail-dune-actualite/actualites/detail/enquete/

 

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En janvier, les élus ont rendez-vous aux Assises de la transition énergétique, à Genève !

  • Quelles politiques locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
  • Quelles innovations dans les territoires pour accélérer le changement ?
  • Quel rôle pour les collectivités territoriales, quelles coopérations avec les acteurs locaux ?

Depuis 19 ans, les Assises de l’Energie sont devenues un rendez-vous annuel incontournable des collectivités locales et des acteurs territoriaux sur la question de la transition énergétique : pendant 3 jours, des conférences plénières, des ateliers, des forums, des retours d’expérience et de très nombreux échanges permettent aux participants de découvrir les dynamiques engagées partout en France et en Europe, et d’engranger des idées, sources d’inspiration pour leur propre territoire.
Les Assises 2018 sont organisées par le territoire du Grand Genève, du 30 janvier au 1er février prochains. L’ALEC organise un voyage et une inscription groupée pour participer à ces Assises, au départ de Saint-Brieuc.

Pour plus d’informations, contactez rapidement thomas.laporte@ale-saint-brieuc.org

Plus d’information :

L’ALEC du Pays de Saint-Brieuc est membre de FLAME, la fédération nationale des Agences Locales de l’Energie et du Climat. La fédération a notamment but de représenter officiellement le réseau français des ALEC auprès des instances nationales et internationales. C’est à ce titre qu’une délégation, composée de Pierre VERRI (président de l’ALEC de la métropole grenobloise, secrétaire de FLAME), Sophie LABROUSSE (directrice de l’ALEC Ouest Essonne et membre du Conseil consultatif des directeurs de FLAME) et Olivia de MALEVILLE ( coordinatrice de FLAME), a participé au Deuxième Sommet Climate Chance des acteurs non étatiques pour le climat tenu du 11 au 13 septembre à Agadir, dans la région de Souss-Massa au Maroc, afin de faire valoir l’expertise et la singularité du modèle ALEC comme outil de gouvernance locale de l’énergie.

FLAME a été associée aux travaux de plusieurs coalitions thématiques (Bâtiment durable, Energies et territoire, Gouvernance multi-niveaux et multiacteurs) et a rejoint le comité d’orientation de l’association Climate Chance. Un Pavillon France était organisé par le Club France Développement Durable dont FLAME est membre.

Après une première édition à Nantes en 2016, ce deuxième Sommet organisé sous la houlette du sénateur Ronan DANTEC (Loire-Atlantique) a notamment été marqué par la mobilisation des acteurs africains avec plus de 5000 inscrits autour de l’Agenda des solutions et la question du passage à l’action pour mettre en œuvre l’Accord de Paris.

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Le 9 juin dernier, à l’invitation de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat et du réseau Taranis, un ambassadeur de l’association négaWatt est venu présenter le tout dernier scénario conçu par les experts négaWatt. La conférence était organisée en partenariat avec Saint-Brieuc Armor Agglomération et avec Lamballe Terre & Mer, les deux intercommunalités étant labellisées « Territoire à Energie Positive » et porteuses d’un projet de Plan Climat Air Energie .

Le scénario négaWatt, établi à l’échelle nationale, présente la trajectoire à suivre d’ici à 2050 pour diviser par deux les consommations d’énergie, couvrir 100% des besoins énergétiques résiduels avec des énergies renouvelables, et ainsi diviser par 7 les émissions de gaz à effet de serre.

Il s’articule avec un autre exercice prospectif, baptisé Afterres 2050, et qui traite lui de l’évolution de l’assiette alimentaire et des pratiques culturales. Afterres démontre comment on peut garantir la sécurité alimentaire, tout en permettant le développement des matériaux biosourcés (pour le bâtiment et pour l’industrie) et des bioénergies.

Au final, en tenant compte des puits de carbone constitués par les terres et les forêts françaises, la mise en œuvre du scénario négaWatt permet d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : les émissions annuelles résiduelles sont intégralement compensées par le stockage de carbone.

La présentation démontre d’abord que la transition énergétique n’est plus une lubie, mais une réalité déjà bien engagée : les consommations d’énergie ont commencé à baisser en France ; les émissions mondiales de gaz à effet de serre se stabilisent ; et les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé les investissements dans les autres formes d’énergie ; les exercices de transition énergétique et de planification 100% renouvelable se multiplient partout dans le monde, à toutes les échelles, et démontrent de manière de plus en plus robuste et crédible qu’un monde 100% renouvelable est réaliste.

Il s’agit donc maintenant d’accélérer pour être au rendez-vous des grands objectifs climatiques.

Pour y arriver, une véritable synergie est nécessaire entre tous les acteurs, et à tous les niveaux :

  •  l’Etat et l’Europe, qui fixent un cadre (fiscal et économique notamment) et peuvent instaurer un certain nombre de règlementations et d’incitations décisives
  • les citoyens, habitants et consommateurs, qui par leurs choix (habitat, alimentation, consommation, déplacements…) sont liés à une part importante du bilan énergétique et climatique national
  • les entreprises, qui peuvent mettre en œuvre la réhabilitation thermique performante des bâtiments, développer les énergies renouvelables ou éco-convevoir des produits de consommation courante…
  • les collectivités locales et les territoires, animateurs locaux de la transition énergétique, qui peuvent initier, promouvoir et accompagner ces dynamiques

Les bénéfices collatéraux sont nombreux, que ce soit en termes de qualité de l’air, de précarité énergétique, de sécurité d’approvisionnement ou de création d’emplois.

Les débats ont traité notamment du développement des transports fonctionnant au gaz naturel issu de sources renouvelables, de l’enjeu majeur de la réduction des consommations énergétiques notamment dans les bâtiments et donc du développement des Plateformes de la rénovation de l’habitat, des modifications de comportement sur l’alimentation, du risque pesant sur agriculture dans le contexte de développement important des méthanisateurs, de l’avenir du stockage d’énergie sous forme d’hydrogène, du coût de l’énergie au niveau macro économique et micro économique…

Si vous n’avez pu vous rendre à cet événement, vous pouvez retrouver les éléments du scénario sur :

Un autre site de l’association négaWatt décrypte toutes les idées reçues et apporte plusieurs précisions techniques sur certains points de la transition énergétique : decrypterlenergie.org

Janvier 2017 – Obligation de mises à disposition publiques sur les consommations d’énergie
Depuis le début des années 2010, les collectivités doivent réaliser un nombre croissant de schémas et d’exercices de planification (Schémas de Cohérence Territoriale, Plans Climat Energie…). Pour élaborer ces documents et en évaluer l’impact au fil du temps, les besoins en données n’ont cessé de se faire de plus en plus pressants.

De nombreuses négociations ont eu lieu à toutes les échelles territoriales afin de lever petit à petit les blocages, liés notamment au secret statistique et au secret commercial.

Dernière évolution en date, la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte de 2015 a inscrit dans son article 179 la mise à disposition par les opérateurs des données locales de l’énergie. Sa mise en œuvre est précisée dans un Décret et un Arrêté datés du 18 juillet 2016.
Les données locales sont fournies au niveau national par le Service Observation et Statistiques (SOeS) du Ministère en charge de l’Energie, et sur les sites internet des opérateurs énergétiques.

Les données sont mises à disposition par :

On peut ainsi accéder – plus ou moins directement et plus ou moins facilement – à des données tout-à-fait intéressantes comme par exemple la consommation d’électricité et de gaz par secteur d’activité (résidentiel, tertiaire, industrie, agriculture) et par quartier IRIS.

Plus d’information :

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question relative à l’analyse et l’interprétation de ces données.